On sait ce que c’est, en ce moment, d’allumer son téléphone. Les incendies, les crises, l’impression que tout va de travers en même temps. On n’a pas de solution à ça. Mais on a un carton de chatons sauvés, un toit qui tient enfin, et Nemo qui a trouvé sa famille.
Alors on partage ce qu’on a : de bonnes nouvelles, pour une fois…
« Jamais je n’ai regretté d’avoir repris AVA »
Nous avons sorti le deuxième épisode de notre podcast À fleur de poils. Élisa Gorins, directrice générale d’AVA, y reçoit le Dr Thierry Bedossa, vétérinaire-comportementaliste et président d’AVA, pour un échange à cœur ouvert sur son parcours, ses motivations, et l’histoire qui a fait d’AVA l’association qu’elle est devenue.
Une heure de confidence avec le président d’AVA, qui raconte les combats, les doutes des autres, et la conviction qui, elle, n’a jamais vacillé. Une heure d’écoute pour comprendre d’où l’on vient, et où l’on va.
| À écouter sur YouTube et Spotify |
Nemo a trouvé sa famille
Nemo avait déjà connu l’abandon une première fois, retiré de son ancien foyer pour maltraitance. Il avait ensuite connu l’amour, auprès d’un maître qui le chérissait profondément, jusqu’au décès de celui-ci… Il attendait depuis plus de deux ans qu’une famille lui ouvre à nouveau son cœur. C’est fait. Nemo est adopté.

Deux ans d’attente, une vie entière de patience de sa part. On ne s’habitue jamais à ces histoires, et on ne s’en lasse pas non plus.
Des travaux qui changent le quotidien
Les chantiers avancent au refuge. Un parc extérieur de quarantaine est en construction, indispensable pour accueillir dans de bonnes conditions les animaux qui nous arrivent de l’étranger.
En parallèle, deux nouveaux parcs verront le jour pour faciliter l’accès à l’extérieur de tous nos chiens de la “Maison des Vieux”, parce qu’un animal âgé a, tout autant qu’un autre, le droit de sentir l’herbe et le soleil.

Le bâtiment des vieux chiens est fini
C’est une nouvelle qu’on attendait depuis longtemps : les travaux du bâtiment de la “Maison des Vieux” sont terminés. Le toit et le mur qui menaçaient de s’effondrer sont désormais consolidés. Nos doyens dorment enfin dans un bâtiment sûr.
Joe est toujours parmi nous
Malgré son cancer, Joe est toujours de ce monde, et bien décidé à en profiter. Chaque jour passé à ses côtés est une petite victoire que l’équipe savoure.

Scooby a soufflé ses 5 bougies
Le 14 juillet, nous avons fêté les 5 ans de Scooby. Son histoire méritait bien un gâteau.
Retrouvé à 3 mois à peine dans un champ, parmi d’autres chiots, Scooby était paralysé des pattes arrière. Sur son île d’origine, ce handicap le condamnait à l’euthanasie. Une association réunionnaise nous a alors demandé de l’accueillir en France.
Scooby restera paralysé toute sa vie. Cela ne l’empêche pas de croquer la vie à pleines dents, porté par son chariot.
Au fil du temps, il a tissé un lien tout particulier avec sa soigneuse, Stéphanie, qui a tenu à lui organiser une vraie fête d’anniversaire. Gâteaux, cadeaux, câlins, et beaucoup d’amour.

Quand on pense que Scooby était destiné à l’euthanasie à cause de son handicap, on mesure le chemin parcouru. Aujourd’hui, il est entouré de personnes qui l’aiment profondément et qui lui offrent la vie qu’il mérite.
Le carton retrouvé près du refuge avait une fin heureuse
Des chatons avaient été lâchement abandonnés dans un carton, non loin du refuge. Ils viennent tous de trouver leur famille. Un début injuste, une fin comme on les aime.

Chatterie : une liste d’attente qui ne désenfle pas
Toutes les nouvelles ne peuvent pas être bonnes en même temps : les demandes de prise en charge pour chats affluent, et la liste d’attente s’étend désormais jusqu’à cet hiver. La majorité concerne des chats agressifs, qui ne supportent plus la captivité.
Le dernier chat arrivé en chatterie n’est autre que Rathlin, placé pour agressivité.

Il occupe aujourd’hui notre dernière pièce d’adaptation disponible. Pour les chats les plus sensibles, ce type d’adaptation dure en moyenne 2 à 5 semaines. Autant dire qu’aucune place ne se libérera avant un moment, et que la liste d’attente, pour l’instant, continue de s’allonger.
Mais que ces chats arrivent jusqu’à nous, c’est déjà une victoire en soi : la plupart des chats jugés « inadoptables » n’ont, ailleurs, que l’euthanasie pour seul horizon. Chez nous, ils ont une chance…
Non, nous n’avons pas abandonné Curtis.
Nous comprenons l’engouement autour de Curtis, l’impatience et l’impuissance que chacun ressent. Vous avez envie de le sauver, nous aussi. Mais l’afflux quotidien de sollicitations à son sujet a un coût concret : il noie les demandes de prise en charge et d’adoption pour tous nos autres animaux, et ajoute une charge que notre équipe, minuscule, ne peut pas absorber en plus.
Nous faisons tout notre possible pour Curtis. Nous demandons simplement qu’on nous laisse le faire dans la discrétion. Si nous ne publions rien, c’est que nous n’avons rien de nouveau à dire.
Nous tenons à le réaffirmer sans ambiguïté : nous n’avons pas abandonné Curtis. Les informations qui circulent à ce sujet sont erronées. Nous continuons à œuvrer pour lui au quotidien, avec discrétion et persévérance.
Ce qu’on ne dit jamais assez
Un chariot qui roule, des vies sauvées, un parc qui sort de terre : rien de tout ça ne tient sans vous. Pas de grand discours cette fois, juste ce constat, tout simple, écrit à la fin d’un carnet qui n’aurait pas eu ces pages sans votre soutien.
Merci d’être, depuis le début, ceux qui rendent ce carnet possible à écrire.