Le Ministère français de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation, vient d’autoriser un projet de recherche scientifique qui vise à électrocuter 600 rats et à les forcer à nager (sans possibilité de s’échapper). L’objectif : étudier l’effet du stress chronique pouvant engendrer une dépression.

 

C’est un véritable scandale que la France permette encore, en 2022, de tels actes de barbarie ! Afin d’étudier « le développement de symptômes dépressifs induits par le stress chronique », le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de « l’Innovation », qu’on qualifierait plutôt de Ministère de la cruauté, autoriser le sacrifice de quelque 600 vies animales. Une souffrance « sévère » (le plus haut degré de souffrance qu’une expérience puisse induire) est destinée à 560 d’entre eux : après avoir subi une implantation de canules dans le cerveau, les rats seront notamment soumis à des chocs électriques pendant 50 minutes « non échappables et non prédictibles » pendant deux jours. Les rongeurs seront également plongés dans l’eau et seront forcés de nager pendant 15 minutes, sans pouvoir s’échapper. L’objectif est « de voir si l’animal montre également des signes de dépression ». Enfin, les rats seront euthanasiés à l’issue des tests « afin de prélever leur cerveau pour procéder aux analyses biologiques. »

 

Ces tests sont couramment utilisés dans la recherche sur la dépression, depuis 1967. Martin Seligman est le premier scientifique à avoir conceptualisé « l’impuissance apprise », considérée comme le stade ultime de la dépression : lorsque l’individu (un chien, en l’occurrence, dans l’étude de Seligman) n’essaie même plus d’éviter les chocs électriques dont il est victime, même lorsqu’il en aurait la possibilité, il se trouve en situation d’impuissance apprise (aussi appelée « détresse acquise »). 55 ans plus tard, c’est ce même protocole qui est utilisé dans l’étude qui concerne les rats. Le principe est le même avec les rats que l’on force à nager : quand l’individu ne lutte même plus pour ne pas se noyer, il est en situation d’impuissance apprise.

 

Cette nouvelle étude a pour fin de contribuer au développement de traitements préventifs et curatifs contre le stress, « pour voir si cela suffit à empêcher l’expression de ces symptômes de type dépressifs ». En d’autres termes, à travers cette étude, les chercheurs souhaitent permettre de trouver des traitements pour prévenir ou diminuer les troubles de la dépression.

 

Soumettre des êtres vivants à des actes de torture pour soigner d’autres êtres vivants n’a rien d’éthique. L’association AVA – Agir pour la Vie Animale, indignée par une pratique aussi cruelle, appelle à mettre fin à cette expérience, comme à toutes celles qui induisent des souffrances sévères chez les animaux. D’autant plus que ce type de tests a été largement controversé par d’autres scientifiques…

 

Enfin, l’association AVA – Agir pour la Vie Animale rappelle que, bien que les rats n’aient malheureusement pas une bonne image au sein de la société, ils sont des êtres sensibles et très intelligents. Aucune espèce n’étant supérieure à une autre, il est inadmissible que ces rongeurs servent de cobayes en étant les victimes d’une telle cruauté (in)humaine.

 

Signez cette pétition pour nous aider à mettre fin aux pratiques d’expérimentation animale les plus cruelles !