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18/03/2026

Affaire Pilarski : une solution pour éviter l’euthanasie de Curtis

Vous êtes très nombreux à nous écrire au sujet de Curtis, le chien de Christophe Ellul, accusé d’avoir tué Elisa Pilarski en forêt de Retz en novembre 2019.

Avant tout, nous tenons à adresser nos pensées les plus sincères à la famille de cette jeune femme.

Dès le jour du drame, nous nous sommes mobilisés pour comprendre ce qui avait pu se passer. Notre Président, le Dr vétérinaire Thierry Bedossa, s’est personnellement investi pour défendre la cause de ce chien, notamment à travers de nombreuses interventions dans les médias, et des échanges avec Maître Novion, l’avocat de Christophe Ellul. A notre connaissance, le Dr Bedossa est d’ailleurs le seul vétérinaire à s’être publiquement exprimé pour défendre Curtis. Alors que l’écrasante majorité des associations de « protection animale » sont restées silencieuses, nous n’avons jamais eu peur de plaider la cause de ce chien.

Pendant six ans, nous n’avons jamais abandonné Curtis. Jamais cessé de penser à lui, enfermé dans son petit box. En toute discrétion, nous prenions de temps en temps de ses nouvelles et nous assurions qu’il était toujours en vie.

Plus de six ans plus tard, à l’approche du procès de Christophe Ellul, nous avons repris contact avec Maître Novion afin de lui exprimer notre souhait d’accueillir Curtis au sein de notre sanctuaire. Nous avons réitéré notre intention auprès de Maître Isabelle Terrin, l’avocate de Curtis. Notre proposition doit être transmise à la Présidente du Tribunal judiciaire de Soissons.

Parallèlement, deux pétitions ont été lancées pour que Curtis soit gracié. Si nous n’en connaissons pas les auteurs, nous partageons toutefois leur contenu. Nous ne nous attendions pas à ce qu’elles obtiennent autant de soutien ! Nous sommes profondément touchés de constater qu’au sein de la société, plusieurs dizaines de milliers de personnes s’opposent à l’euthanasie de Curtis.

AVA peut accueillir Curtis dans son sanctuaire

AVA est le sanctuaire dont Curtis a besoin. Après six ans de « prison », il pourrait bénéficier d’un environnement sécurisé et adapté à ses besoins, où il pourrait poursuivre sa vie jusqu’au jour de sa mort naturelle.

Notre proposition :

  • Héberger Curtis dans un enclos extérieur d’une centaine de mètres carrés, avec un grillage rigide et enterré, de 2 m de haut, avec un « retour » vers l’intérieur qui l’empêcherait de sauter par-dessus la clôture.
  • Son enclos bénéficierait d’une trappe lui permettant de changer de parc sans être au contact direct des humains.
  • Il pourrait également avoir une trappe à muselière qui lui permettrait de passer son museau à travers le grillage pour qu’une muselière lui soit mise en cas de besoin.

Ainsi, nous pouvons offrir à Curtis une prise en charge basée sur le même modèle que les parcs zoologiques pour les animaux sauvages. Curtis vivrait dans un grand espace clos extérieur, sans contact direct avec les soigneurs. Il ne présenterait donc pas de danger pour les humains, pour les autres animaux et pour lui-même. L’environnement étant naturellement riche, Curtis aurait tout le loisir d’exprimer ses comportements naturels sans faire encourir le moindre danger à qui que ce soit.

L’association AVA n’a pas vocation à « éduquer » ou « rééduquer » les chiens. Nous ne prétendons donc pas vouloir « transformer » Curtis, et encore moins le rendre « adoptable ». Notre ambition est simplement de donner à ce chien un lieu de quiétude, où sa dangerosité potentielle sera circonscrite, où il pourra « être ce qu’il est », sans risquer la mort, et sans souffrir de sa captivité.

Depuis 40 ans, AVA recueille des chiens dits « dangereux ». La quasi-totalité de nos 70 chiens actuels nous ont été confiés en raison de morsures. Notre équipe de soigneurs, dévoués et expérimentés, a toutes les qualités et compétences nécessaires pour prendre en charge Curtis. D’autant plus que notre équipe est supervisée 7 jours sur 7 par le Dr Bedossa lui-même, dont l’expertise en tant que vétérinaire comportementaliste n’est plus à prouver.

A ce jour, notre propos n’est plus de savoir si Curtis est coupable ou non de la mort d’Elisa Pilarski. Nous ne souhaitons plus prendre part au débat, alimenter les spéculations et les suppositions. Tout ce que nous voulons, c’est épargner la vie de ce chien en lui garantissant des conditions de vie décentes et sécurisées.

Nous espérons donc recevoir un avis favorable de la part du Tribunal d’ici au mois de juin.

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